Carlo Ginzburg


> Paru le : 19.11.2014

Carlo Ginzburg, historien de formation, est internationalement connu à plus d’un titre. C’est un éminent représentant de la micro-histoire, doublé d’un fervent intellectuel qui n’a pas hésité à s’engager sur des fronts aussi bien scientifiques que politiques. Le témoignage est de première importance dans sa recherche dont elle se nourrit. Mais le témoignage porte aussi pour lui, en tant que rapport de l’expérience vécue à l’histoire, l’empreinte de la persécution de sa propre famille sous le fascisme. C’est sous cette double focale que cet entretien permet d’écouter un des grands fondateurs de la réflexion sur la mémoire, l’histoire et la place que tient, entre savoir et société, la question testimoniale.

Bibliographie succincte

Le fromage et les vers. L’univers d’un meunier frioulan du XVIe siècle, Paris, Aubier, 1980 (1976).

« Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », dans Le Débat (nov. 1980), p. 3-44.

Mythes, emblèmes, traces ; morphologie et histoire, Paris, Flammarion, 1989 (1986) dont le chapitre « Traces. Racines d’un paradigme indiciaire », p. 139-180 ; nouvelle édition augmentée, revue par Martin Rueff, Verdier, 2010.

Le sabbat des sorcières, Paris, Gallimard, 1992 (1989 chez Einaudi).

À distance. Neuf essais sur le point de vue en histoire, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 2001

Rapports de force : histoire, rhétorique, preuve, éd. Seuil, coll. « Hautes études », 2003 (1999).

Un seul témoin, éd. Bayard, 2007, traduction d’un article paru dans la revue Quaderni Storici en 1992 sous le titre « Unus testis », suivi d’un entretien paru dans la revue Vacarme.

Le Fil et les traces, traduit par Martin Rueff, Verdier, 2010.

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